Je suis narcoleptique.

La narcolepsie n'est connue que pour son côté étrangement drôle, et comme toutes les maladies étranges, elle inspire les artistes ou les illuminés qui écrivent, peignent et tournent des films sur le sujet.

Les médecins sont curieux et me posent un tas de questions mais pour le moment, eux, ils ne m'ont apporté que peu de réponses et la plupart par ordonnance médicale.
Mais les illuminés (ou les éclairés pour certains) comme les médecins, savent que derrière tout cela, il y a un autre monde.
Qu'il soit fait de rêves ou d'hallucinations, ce monde ou plutôt ces mondes sont pour moi une part du réel.


mardi 15 novembre 2011

Narcopolis

Dans mon rêve il y a cette grande ville, qui comme une Venise est construite au bord de l'eau. Cette ville n'a pas de nom, mais pour le différencier des autres, je vais la nommer Narcopolis.
A Narcopolis, il y a ma maison, ma famille, mes amis, mon école,... Même si ce monde ne ressemble pas à celui-ci, j'y retrouve toujours les gens que j'aime.
Même s'il arrive que dans d'autres rêves très nostalgiques je retrouve la maison de mon enfance, celle de Narcopolis est différente. C'est une étrange tour de Babel faites par l'empilement de plusieurs maisons, de grandes terrasses et de jardins suspendus. A l'intérieur, il y a une grande cour à ciel ouvert ou l'on peut choisir son escalier.
Quand on monte, on peut voir à travers les loggias et les mezzanines, que les pièces sont toutes différentes, et desservies par des portes trop petites ou trop grandes.
J'y vis avec toute ma famille, pas seulement mes parents, mes frères et mes sœurs, il y a aussi mes cousins, ma grand-mère, mes tantes,... et des amis proches.
Notre maison, bien qu'envahie par des plantes sauvages, se trouve au milieu de la ville.
Narcopolis est une ville de vestiges et de monuments, de places et de palais, de parcs ou les animaux se promènent librement. Au milieu de l'îlot de mon école, quand on la traverse par le grand hall de l'entrée et la cour, on arrive devant une porte imposante qui s'ouvre sur un site très mystérieux mais ouvert à tous. C'est un sanctuaire, où se mêle ruines moyenâgeuses et monuments romanesques.

A Narcopolis, il y a aussi la mer, et il suffit de traverser le parc pour avoir les pieds dans l'eau. Les toutes petites vagues s'écrasent silencieusement sur la pelouse verte car il n'y a pas de plage de sable à Narcolands.
Je me promène souvent sur cette plage de verdure, et pour rentrer, je connais bien le chemin. Il me suffit d'aller attendre le tram à l'arrêt habituel, il se trouve sur un îlot au milieu des rochers.

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