C'était en été, l'été 2007, le plus triste de ma vie mais je ne le réalisais pas vraiment. Un été qui comme un film qui ne m'intéresse pas, se déroule et ne laisse que peu de souvenirs.
Pourtant l'été au Maroc, c'était ce que j'aimais le plus, mais mon frère n'était plus là, et donc l'été ne serait plus jamais l'été.
Nous étions à Tanger, ma cousine et moi, dans la vieille maison de ma grand-mère. La nuit, nous dormions dans le salon marocain. Ce soir là, nous ne savions toujours pas que nous étions narcoleptiques. Nous étions à peine couchées, les stores légèrement ouverts, de manière à ne pas être plongées dans une obscurité propice aux visiteurs que j'ai eu l'impression de m'enfoncer dans le matelas.
Elle me parlait, et moi je croyais l'écouter mais à sa voix se sont ajouter d'autres voix. Comme une communication téléphonique où les lignes auraient été emmêlées par une opératrice complétement dépassée. De plus en plus de voix dans ma tête. Je gémis, ma cousine se penche sur moi, elle me parle. J'arrive à peine à lui répondre « ma tête, les voix dans ma tête » Les voix, elles étaient de plus en plus nombreuses, et j'avais l'impression d'être sur le réseau de communication mondial maintenant.
« Il y a trop de connections dans ma tête, ils communiques tous à la fois » c'est ce que je luis ai dis, mais ça c'est elle qui s'en souviens, car après ça, elle m'a secouée et je me suis enfin réveillée.
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