La première fois que j'ai entendu parler de naroclepsie c'était à la sortie du film « Narco ». Mon frèri avait vu le film et avait tout de suite fait le lien entre mes siestes et celles du héros. Il m'a tendu le dvd en insistant pour que je le visionne, mais je ne l'ai fait que quelques mois plus tard. Il répétait « Tu es narco, j'en suis sûr ». Je ne l'ai pas pris au sérieux et même après avoir vu le film, qui était très bien fait d'ailleurs, je ne me sentais toujours pas concernée par cette drôle de maladie.
Le héros narcoleptique et malchanceux, s'endormait au volant. J'avoue que moi aussi je m'endormais dés que je mettais le pied dans une voiture, un bus ou un train, et alors? La différence c'était que le Héros s'endormait à table, lui, et tombait la tête dans son assiette.
Mon frère voyait aussi un lien au niveau de la passion du héros pour le dessin, et le fait qu'il puisait son inspiration dans ses rêves. Moi aussi je me levais pour dessiner en pleine nuit, de peur d'oublier les merveilles que je venais de voir mais comme un tas de peintres le font depuis des siècles, et ils ne sont pas tous narcoleptiques.
Je pense que c'est à cause de son côté « tête à claque » que je ne voulais pas m'identifier au personnage. Aujourd'hui, je réalise que j'ai été idiote de ne pas avoir fait le rapprochement, et d'avoir vulu croire aux théories alambiquées des médecins que j'allais consulter.
Mon frère n'avait pas eu besoin d'électrode pour être convaincu que j'étais bel et bien narcoleptique. Ce n'est que cinq années plus tard que Le professeur Van Red m'a appris que j'étais narcoleptique. J'ai tout de suite repassé le film dans ma tête, et pensé à mon frère qui disait « tu es narcoleptique, je le sais ».
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