Je suis narcoleptique.

La narcolepsie n'est connue que pour son côté étrangement drôle, et comme toutes les maladies étranges, elle inspire les artistes ou les illuminés qui écrivent, peignent et tournent des films sur le sujet.

Les médecins sont curieux et me posent un tas de questions mais pour le moment, eux, ils ne m'ont apporté que peu de réponses et la plupart par ordonnance médicale.
Mais les illuminés (ou les éclairés pour certains) comme les médecins, savent que derrière tout cela, il y a un autre monde.
Qu'il soit fait de rêves ou d'hallucinations, ce monde ou plutôt ces mondes sont pour moi une part du réel.


jeudi 17 novembre 2011

Cauchemars et cinéma

C'est troublant de retrouver une scène de ses propres rêves au cinéma surtout quand il s'agit de cauchemars qui nous a traumatisé. C'est pour cette raison que J'évite de regarder des films d'horreur, mais il arrive que le téléfilm du dimanche soir réveillent des angoisses plus profondes que "Freddy: Les griffes de la nuit" ou "l'exorcisme".
Je me retrouve aussi dans des scènes de films fantastiques, qui semble avoir été écrites sous les effets de champignons hallucinogènes. Comme cette fameuse scène du film « Matrix », où le héros vit une expérience très spéciale. Il pose la main sur un miroir, la surface du miroir se liquéfie pour couler le long de son bras et devient une sorte de mercure tellement froid que le héros en souffre.
Cette sensation m'est familière, et bien que j'y sois sujette depuis plus de quinze ans, ça me surprends à chaque fois. Ce type d'hallucination arrive le plus souvent en pleine lumière, au cours d'un endormissement ou d'un réveil de sieste.
Ce n'est pas le même scénario à chaque fois, il y a les jours où les murs de la pièce semble fondre comme s'ils étaient en cire de bougie, mais le mur se reconstruit à la même vitesse qu'il ne fond et les coulées disparaissent. Il arrive que le mur soit une sorte de surface d'étang ou je trempe le bout du doigt ou encore une sorte de toile sur laquelle ruisselle une eau de plus en plus abondante.
Attirée par la magie de la matière, je caresse le mur qui ruisselle sans pouvoir retenir le liquide qui fuit entre mes doigt, et disparaît sous le lit ou prends peu à peu la texture du sable.
C'est très agréable, mais Il arrive que ça tourne mal. J'étais couché, admirant les lumière qui se reflétait dans le ruissellement, la main contre le mur quand une créatures est apparu dans les sillons. J'étais pétrifiée, la créature que je ne peux pas décrire, se penchent sur moi. Ça ne dure que qu'une secondes et elle disparait comme un poignée de sable jeté dans un courant d'air. Elle n'est plus là mais je peux encore sentir son souffle sur mon visage.
Il est arrivé que cette même créature, reste à m'observer, assise dans l'angle que forment les murs et le plafonds. Elle a une forme humaine, parfois même celle d'un enfant malade, recroquevillée, et nue, avec des membres flasques et une peau visqueuse.
Comme je le disais, j'évite de regarder des films d'horreur, mais ça ne m'empêche pas d'en vivre.

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